• Soutenance de thèse,

HDR - Monsieur Jean-Baptiste Légal

Publié le 6 novembre 2017 Mis à jour le 13 novembre 2017

Influences Non Conscientes et Comportement : Retour sur 40 ans de recherches sur l’amorçage (priming) en psychologie sociale, et contributions empiriques dans le champ l’amorçage de but

Date(s)

le 20 novembre 2017

14h
Lieu(x)
<Libellé inconnu>
RDC du bâtiment B
Unité de Recherche : Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale (LAPPS, EA 4386).

JURY
  • Vincent DRU, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre (Examinateur)
  • Eva LOUVET, Professeure des Universités, Université de Strasbourg (Rapporteur)
  • Delphine MARTINOT, Professeure des Universités, Université Clermont-Auvergne (Examinatrice)
  • Dominique MULLER, Professeur des Universités, Université Grenoble-Alpes (Rapporteur)
  • Thierry MEYER, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre (Parrain)
  • Didier TRUCHOT, Professeur des Universités, Université de Besançon (Examinateur)
Résumé :
 
Il y a 40 ans, Higgins, Rholes et Jones (1977) publiaient ce qui constitue la recherche princeps sur le priming (ou amorçage) en psychologie sociale. Ils montraient que l’activation de la représentation de traits de personnalité pouvait orienter le jugement dans le sens du contenu activé, ceci sans que les individus en aient conscience. En 40 ans, plus de 12 000 études ont été publiées sur le sujet. Des recherches initiales sur le jugement, le focus s’est progressivement déplacé sur les effets comportementaux de l’amorçage, puis sur la poursuite non consciente de but. Dans une première partie de cette synthèse en vue de l’habilitation à diriger les recherches, je présenterai à travers quatre périodes de temps ce qui me semble représentatif des origines et de l’évolution de la recherche concernant les effets d’amorçage. J’aborderai aussi quelques événements connexes (crise de confiance et crise de réplicabilité) dans la mesure où ils sont en partie associés au priming, mais aussi parce qu’ils reflètent l’état actuel de la psychologie sociale et expliquent les mutations engagées dans notre discipline. La seconde partie du document constituera une synthèse des travaux menés ces dernières années sur ce que j’ai appelé « les influences non conscientes ». Si la majorité des travaux présentés porte sur le priming, d’autres portent sur la simple exposition, la fluence, la menace du stéréotype, l’effet de dotation ou encore l’imitation. Le point commun de ces recherches est qu’elles visaient toutes à tester la mesure dans laquelle la manipulation d’éléments du contexte pouvait venir modifier les jugements, les affects, les comportements ou les performances des individus sans qu’ils aient une conscience explicite de l’influence ou de sa source. Je conclurai par un bilan et quelques perspectives.

Mis à jour le 13 novembre 2017