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Rôles de genre à table : les stéréotypes qui se mangent
Nicoletta Cavazza de l’Université de Modène et Reggio Emilia est professeure invitée par le LAPPS (Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale) à l’Université Paris Nanterre depuis début mai. Ce séminaire sera l'occasion de présenter l'un de ses programmes de recherche :"Rôles de genre à table: les stéréotypes qui se mangent".
le 29 mai 2017
Bâtiment Bianka et René Zazzo (C)
Rôles de genre à table: les stéréotypes qui se mangent
En ce qui concerne la quantité, une norme implicite de consommation limitée incombe aux femmes. En ce qui concerne le type, les aliments peuvent assumer des connotations de genre. Différentes caractéristiques contribuent à déterminer ce qui est un aliment féminin ou masculin (ex. : caloricité, salubrité, type, etc.), mais souvent, pour les aliments qui sont utilisés comme stimuli dans les recherches, plusieurs de ces caratéristiques sont confondues.
Le respect de ces attentes permet de faire bonne impression à autrui, et elles influencent donc les comportements selon les contextes sociaux dans lesquels la personne mange. Le choix des aliments et la régulation de la consommation peuvent donc être guidés par deux motivations : exprimer sa propre identité de genre et se faire bien voir par les commensales.
Je présente quatre études destinées à répondre à 3 questions :
- Qu'est ce qui fait d'un aliment, un aliment féminin ou masculin ?
- Comment hommes et femmes règlent leur choix à table quand ils sont en couple (même sexe vs sexe opposé)?
- Quelles stratégies les femmes peuvent adopter en cas de transgression de ces attentes sociales pour rétablir l'impression de féminité ?
Mis à jour le 12 juillet 2018